Vive fête six ans d´invention permanente d´une télévision où "le peuple parle au peuple"

06.11.2009. VENEZUELA. Ce qu´ils disent de Vive TV

vendredi 6 novembre 2009

Cecilia Cedeño, politologue vénézuélienne résidant aux Pays-Bas

« Je regarde ViVe sur Internet. Je voudrais souligner que la chaîne effectue un travail ardu sans précédents, et surtout, complexe. En effet, il n’est pas facile de changer les modèles d’une population habituée à un nombre de facteurs allant du plus « subtil » (que peut-il y avoir de subtil dans la gestion des médias ?) comme une façon de parler ou de s’exprimer, au « naturel », par exemple, les seins en silicone que l’on voit de plus en plus chaque jour. ViVe est un concept très différent, un concept que j’applaudis et qui ne cesse de m’étonner sur la beauté du pays en tant que tel, sur le peuple « llanero ». Vraiment, je suis de plus en plus convaincue qu’il y a des choses à changer dans ce monde. Je pense que la création récente de chaînes de radio et de télévision alternatives constitue déjà un grand pas. Bien entendu, il faut être réaliste ; il existe bien trop d’intérêts qui prétendent bloquer ces initiatives, enfin... Je pense que ce mouvement, personne ne pourra l’arrêter. Il n’existe pas qu’au Venezuela, au contraire, nous étions en retard ; il existe dans le monde entier ».

Mouvement des Travailleurs Ruraux Sans Terre (MST – Brésil) Participants d’un atelier de l’École de Télévision de ViVe

Cosme de Jesus & Evelaine Martinez « Pour bâtir le socialisme du XXIème siècle, il faut construire de nouvelles formes de culture afin que tout le peuple soit acteur. C’est pourquoi ViVe a mis en marche un processus de construction

révolutionnaire en imaginant des manières novatrices de faire une nouvelle télévision, grâce auxquelles les gens regardent moins la télévision et construisent davantage leur propre histoire. Nous avons de grands personnages dans l’histoire, mais ceux qui la construisent et en sont les acteurs, ce sont les peuples, et ça ViVe l’a compris.

Avec ViVe le processus de construction de l’information est déjà en soi un processus de construction du socialisme. La relation qui se crée entre les travailleurs dans les communautés, qui à leur tour assument également le rôle de communicateurs, montre que ViVe se développe en tant que nouveau chapitre d’une nouvelle histoire, ciblée sur les médias. Le travail de ViVe est important pour le Venezuela mais aussi pour le monde entier. ViVe nous montre que le pouvoir de faire de la télévision autrement n’est pas déterminé comme un don de la nature ou un acte divin. ViVe montre qu’en effet il est possible de faire quelque chose de différent, que l’on peut jouer les révolutionnaires en montrant le peuple tel qu’il est, à travers le regard des paysans, des paysannes, des travailleurs et des travailleuses ».

Jorge Falcone, Argentine. Poète, journaliste, professeur de cinéma et de télévision à l’Université de Palerme en Argentine. Cofondateur du Mouvement des documentaristes

« Face à un écran international qui nous montre les maîtres d’Hollywood se remettant des oscars à euxmêmes, aux magnats de la planète qui font la queue pour le premier charter aérospatial alors que la faim grandit dans le monde, et face à un homme grisonnant et élégant, habillé en costume, qui nous montre à l’écran de CNN des ogives nucléaires de la toute dernière génération alors que les dommages collatéraux dévastent la ville toute entière de Bagdad, nous avons besoin d’un écran-miroir qui reflète le teint cuivré de notre Amérique et le fruit de nos meilleures batailles. Pour le Mouvement des Documentalistes d’Argentine, cet écran, à présent au Venezuela, est sans aucun doute ViVe TV ».

Front National Paysan, Ezequiel Zamora. Venezuela

« Cela fait plus de deux ans qu’avec le Front National Paysan Ezequiel Zamora, nous soutenons une politique d’articulation communicationnelle avec ViVe TV. Cette chaîne nous a permis de diffuser notre projet politique : LA RÉVOLUTION AGRAIRE ET LE SOCIALISME, ainsi que de montrer que l’unité de la campagne populaire vénézuélienne est nécessaire. Nous estimons qu’il est important d’approfondir ce type d’articulation afin que

ViVe devienne la voix de la classe populaire et que cette chaîne soit toujours à la hauteur des exigences du processus. Nous considérons ViVe comme un nouveau moyen de communication. Cet outil doit être aux mains des exclus, des plus petits en bas de l’échelle hiérarchique. Grâce à ViVe, la voix et le visage de ceux qui n’ont jamais pu accéder à une chaîne de télévision largement diffusée sont devenus une réalité. Pour nous, c’est ce que représente ViVe, et nous souhaitons que les classes populaires s’approprient cet outil communicationnel et l’utilisent pour défendre et renforcer leur politique. Grâce à cette chaîne, la masse paysanne se voit en permanence et fait l’objet d’informations jour après jour. ViVe nous écoute et nous permet de diffuser nos espoirs d’éradication de la pauvreté en luttant pour la démocratisation de la terre, la justice envers nos morts, la victoire sur l’impérialisme, en mêlant les rêves et les espérances de nouvelles graines pour la révolution agraire et le socialisme. AVEC VIVE TV. ZAMORA VIT » !

JOEL SUAREZ. Coordinateur Général du Centre « Memorial Martin Luther King », La Havane, Cuba. Membre du Conseil hémisphérique du Forum Social des Amériques

« Aujourd’hui, il existe deux voies : La première est incarnée par TELESUR, qui est en train de promouvoir la compétitivité et la bataille d’idées au niveau des grandes chaînes. Mais il est aussi important de livrer la bataille par les sentiments, les réclamations, l’ambition et l’aspiration du peuple. C’est ce que fait ViVe. Une communication au service de la Révolution et du projet de solidarité entre les personnes ne peut pas reproduire les valeurs de la communication impériale et des grandes multinationales. Elle ne peut pas être verticale et informative. Elle doit se baser sur le dialogue (souvenons-nous de Pablo Freire), la critique et l’analyse. Elle doit inviter le peuple à la réflexion, s’approprier l’analyse, le savoir spécialisé lorsqu’elle invite au débat et à l’analyse. Elle doit également pouvoir parler la langue du peuple (il n’est pas question de populisme ou de baisser le niveau). Cette communication doit se faire dans des espaces réels et virtuels où les gens participent et jouent un rôle central, sous l’objectif essentiel de la caméra. Ce ne sont pas les journalistes qui sont au centre, mais les rêves, les aspirations, les luttes, le processus révolutionnaire. Et tout cela doit se faire de façon esthétique, avec une efficacité technique, avec les innovations du moment. Elle doit se faire avec “swing”, comme on dit à Cuba. Je crois que les gens comme nous qui se sont investis dans ces processus, dans ces luttes, doivent être au centre, ils doivent faire de la télévision et de la communication avec une certaine autonomie, en concluant un compromis sérieux et profond avec la Révolution, mais qui puisse (comme disent les chrétiens dans le langage théologique) être prophétique, qui ait la force de signaler où se trouve le problème, la critique, ce qui est négatif pour la Révolution, et ce avec diplomatie et psychologie. C’est là que nous manquons de discernement, nous devons nous efforcer de ne pas tomber dans le criticisme et par conséquent servir l’ennemi. Dans ce sens, je crois que parmi nous, ViVe a été le prologue de cet effort. Il faut maintenant y ajouter de nouveaux épisodes. Nous devons nous impliquer dans ViVe depuis toute l’Amérique, l’accompagner, lui fournir du matériel, des ressources humaines et voir comment amplifier et élargir le projet de ViVe à toute la région ».

ALEX CONTRERAS BASPINEIRO, Bolivie. Écrivain, journaliste, ex-porte-parole du Gouvernement de la République de Bolivie

« Je crois que ViVe télévision, à Caracas, Venezuela, est devenue un exemple de communication. Une nouvelle communication qui doit être marquée, surtout dans une vision vers ceux qui ont été exclus de l’histoire. La démarche de ViVe devrait être reproduite, copiée et diffusée non seulement au Venezuela mais aussi dans d’autres pays. Il est temps que, parallèlement à l’émergence de nouveaux processus révolutionnaires, apparaissent de nouveaux moyens de communication. Des médias au service de la communauté et qui ne se servent pas d’elle, car malheureusement, dans le processus de mondialisation, la majorité des médias commerciaux ont cessé de jouer le rôle social pour lequel ils ont été créés.

Leur psychologie est totalement commerciale, elle déforme la vérité et surtout, s’efforce d’avoir une influence négative sur ces processus de changement. Nous avons besoin de nouveaux moyens de communication, accompagnant au fur et à mesure tous ces processus de changement que nous sommes en train de vivre sur le continent, et c’est certain, de nombreux autres médias alternatifs comme ViVe, Radio Patria Nueva, ou encore Telesur, vont naître. Des nouveaux procédés communicationnels sont en train de se construire sur tout le continent ».

Francois Houtard, Belgique. Prêtre et professeur émérite de l’Université Catholique de Louvain, Belgique. Directeur du Centre Tricontinental. Secrétaire Exécutif du Forum Mondial des Alternatives. Membre du Conseil International du Forum Social Mondial.

« Cet instrument est très important parce que, d’abord, il donne une perspective qui est perçue depuis le bas et j’espère que la chaîne continue à montrer la réalité. Le dialogue avec les médias populaires est indispensable pour la conscience populaire, mais également pour représenter la voix populaire au sein du champ public. Si j’ai connu le travail de ViVe, c’est un peu parce que j’ai connu les premiers essais de télévision de Teletambores, …, ce qui est tout à fait nouveau. Vous êtes en train de construire l’histoire dans ce sens, parce que généralement les médias viennent d’en haut et sont utilisés comme des instruments politiques. Ici c’est le contraire, et c’est très important pour le futur ».

Maurice Lemoine, France. Journaliste et rédacteur en chef du « Monde Diplomatique ». Spécialiste de la politique latino-américaine. Auteur de « Les naufragés d’Esquipule » et de « Chavez Président ! » « Nous avons, aujourd’hui, l’exemple des médias communautaires et de ViVe qui s’efforcent de faire un journalisme orienté vers le peuple. Comme je le disais dans une conférence, avec l’existence de ViVe, la multiplication des médias communautaires au Venezuela (qui sont au nombre de 300 ou 400), est une expérience unique ; un média communautaire de l’État. Cela n’existe dans aucun autre pays. Je ne répondrai pas à ta question. Nous verrons comment fonctionne ViVe et comment utiliser cette idée pour en faire quelque chose ici (en France). L’Europe a toujours été considérée comme un modèle pour l’Amérique latine, mais aujourd’hui l’Amérique nous donne des leçons et nous devons apprendre bien plus de l’Amérique latine ».

Oswaldo Leon, Équateur. Journaliste et directeur de l’Agence Latinoaméricaine d’Information (ALAI), Équateur. Membre de la Coordination du Forum Social des Amériques

« En ce moment, dans les processus de développement démocratique, et encore plus particulièrement dans le cadre d’une démocratie participative populaire, il est essentiel de construire des moyens de communication propres pour davantage de mouvements liés aux peuples. Dans ce sens, l’existence de ViVe représente un pas très important, non seulement pour le Venezuela mais aussi pour toute l’Amérique latine. En effet, d’une certaine manière, un des blocs du monopole qui avait prévalu jusqu’alors est en train de s’effondrer en partie. Un des bastions de la droite réactionnaire que sont les médias, y compris au Venezuela. Le plus grand défi est de voir comment nous pouvons construire des médias différents, interactifs, participatifs, en d’autres termes, qui répondent à cette dynamique populaire qui est ce qui va réellement susciter des changements démocratiques profonds ».

Miguel Mirra, Argentine. Directeur du Festival national de Cinéma et de Documentaires, scénariste et directeur de cinéma. Chercheur et professeur de cinéma et de télévision dans les plus grandes universités d’Argentine. Directeur du Festival National du Cinéma et du Documentaire Vidéo

« ViVe est l’un des projets latino-américains les plus importants que j’aie connus en des années de militantisme social et politique. ViVe est ce qui ressemble le plus à la chaîne révolutionnaire que l’on pouvait s’imaginer. Celle qui changerait les structures de production, l’esthétique, la philosophie de travail ou encore, les relations interpersonnelles. Les quelques fois où j’ai été avec ViVe, j’ai senti une relation entre les travailleurs, les producteurs et les habitants des quartiers qui participaient à la chaîne et à la réalisation de produits télévisés, comme je ne l’avais jamais vu ailleurs. Et je crois que cette relation est indispensable pour la Révolution Bolivarienne. Sans ViVe, il n’y a pas de Révolution Bolivarienne. Les deux sont liés, ViVe est la Révolution Bolivarienne. D’autre part, j’ai participé à une émission et c’était la première fois de ma vie que je voyais cela, il n’y avait pas de « responsable » de la chaîne ; tout le monde s’auto-organisait et se coordonnait pour débattre des thèmes sociaux, économiques ou de politique nationale. Pour cette raison, je pense que cette nouveauté d’avoir une chaîne de soutient comme ViVe, susceptible de grandir et nous offrant la possibilité d’y participer, représente une chance pour nous, en tant que mouvement documentariste. Nous sommes là pour ceux qui ont besoin de nous, mes amis, pour la Révolution Bolivarienne ».

Emir Sader, Brésil. Professeur de l’Université de Sao Paulo (USP) et de l’Université d’État de Rio de Janeiro (UERJ). Coordinateur du Laboratoire de Politiques Publiques de l’UERJ. Directeur du plus important réseau de recherche en sciences sociales latinoaméricain CLACSO. Auteur de « La Vengeance de l’Histoire »

« Aujourd’hui il y a trois choses qui contrôlent le monde : les armes, l’argent et la parole. La parole est le plus grand pouvoir des monopoles contre les peuples. Les activités comme celles de ViVe (il en existe d’autres mais ViVe en est une expression très claire et évidente) donnent l’opportunité au peuple de prendre la parole. En d’autres termes, la chaîne permet au peuple de dénoncer ses conditions de vie, ses problèmes, et d’exprimer ses contestations et ses opinions. Si l’on ne démocratise pas les médias, la démocratie ne pourra jamais exister dans nos sociétés. Et ViVe y contribue de façon décisive ».

Jean Luc Mélenchon, France. Ex-Ministre de la Formation Professionnelle. Sénateur de la République. député européen pour le Front de Gauche

« Lorsque je me suis rendu au Venezuela, je me suis particulièrement intéressé à la question des médias. D’abord parce que je lis l’espagnol et qu’en lisant et en regardant les chaînes de télévision vénézuéliennes, j’ai pu remarquer la haine de classe qui s’expriment contre le Président Chavez et son combat politique. C’est aussi cela qui m’a fait connaître la chaîne ViVe. Pour moi, ça a été une expérience vraiment convaincante. Au-delà de toute mon expérience sur l’étude des médias, lors de ma visite chez ViVe j’ai compris quelque chose de très important qui, à mon retour en France, m’a permis de modifier le projet que mon parti, le Parti Socialiste, défend au travers de ses députés.

J’étais à l’entrée de la chaîne et j’ai vu des groupes électrogènes. J’ai demandé ce que c’était et on m’a répondu qu’il fallait prendre des précautions au cas où quelqu’un couperait le signal de la chaîne s’il y avait autre coup d’État. En réalité, j’ai tout de suite compris qu’il s’agissait également d’un média en lutte. Lorsque j’ai parlé avec les responsables de la chaîne, ils se sont immédiatement focalisés sur la base même de l’information, c’est-à-dire que cette chaîne a été conçue comme un pont et pas comme un centre, comme nous les connaissons dans nos sociétés occidentales, car en fin de compte, chez nous le journaliste est toujours le héros, et pas la personne ou la collectivité visée, ou qui est sensée être visée. Ces responsables m’ont alors expliqué comment ils se plaçaient dans le domaine de l’auto-production de l’information par le peuple, c’est-à-dire l’auto-production comprise comme un concept large couvrant la présence ou l’absence du journaliste, mais surtout, qui est basée sur la présence des acteurs sociaux, des producteurs de l’information. J’ai également découvert au sein de la chaîne un atelier de formation auquel participaient deux paysans et trois ouvriers d’une entreprise récupérée qui apprenaient à utiliser un logiciel d’édition, et j’ai été impressionné parce que j’étais en train de vérifier moi-même ce qu’on m’avait dit. À ce moment, ils ne savaient pas que j’avais été Ministre de la Formation Professionnelle en France. Je peux dire qu’en ce qui concerne la formation audiovisuelle, la méthodologie de ViVe est de très haut niveau, surtout quand je la compare à la nôtre en France. En réalité, nous n’utilisons la même méthodologie que pour les études de très haut niveau. Il s’agit d’une technique qui n’est ni un don du ciel ni un acte de générosité personnelle, mais bien une expérience totalement innovatrice. Je me qualifierais comme un Sénateur qui a perdu la foi en la politique et qui a retrouvé l’espoir grâce à la chaîne ViVe ».

Guy Pineau, France. Chercheur de l’Institut National de l’Audiovisuel (INA, France). Professeur spécialiste de la télévision publique et communautaire à l’Université de Paris III

« Pour nous, le mouvement de chaînes de télévision communautaires en France, le phénomène de ViVe est très important. Je parle de cette nouvelle alliance entre une chaîne de télévision publique et les chaînes de télévision communautaires. Dans notre pays, cette alliance est très difficile, sans parler de la méfiance des soi-disant professionnels de la télévision envers la possibilité de coopérer avec la production communautaire car ils ne se sentent pas à leur place. Je pense qu’au contraire, nous devons apprendre de votre expérience comment respecter l’autonomie du message de ces télévisions, comment articuler le service public de télévision avec les acteurs sociaux, dont des personnes opposées à ce processus, comment combiner et construire cette relation, même lorsque cela risque de susciter des conflits ou des désaccords, parce qu’il y en aura toujours. Nous sommes très intéressés par ce procédé, non seulement en tant qu’observateurs extérieurs, mais aussi en tant que participants. En tant que correspondants, nous pourrions vous envoyer des thèmes de nos chaînes communautaires, nous pourrions les enregistrer et vous les envoyer. Dans cette perspective, la présence de ViVe à Marseille nous réjouit ».

Tariq Ali, Angleterre. Historien, cinéaste et romancier anglais d’origine pakistanaise. Éditeur de la « New Left Review ». Auteur d’une dizaine de livres d’analyse politique

« Bonjour, je m’appelle Tariq Ali, je suis écrivain. Je me suis rendu au Venezuela à plusieurs occasions et je souhaite féliciter très particulièrement ViVe pour la création d’une chaîne de télévision vibrante, puissante et vivante, qui est en train de rompre avec le monopole des grands médias privés en créant une chaîne accessible au peuple tout entier. C’est fabuleux que ViVe continue de s’émanciper. C’est une chaîne de télévision extraordinaire, j’étais au Venezuela à ses débuts. Je souhaite à ViVe énormément de chance et chaque jour plus de force ».

Frans Wuytack, Belgique. Prêtre belge, poète et sculpteur. Détenu et expulsé du Venezuela durant le premier mandat de Rafael Caldera, à la cause de sa lutte dans le quartier populaire de La Vega à Caracas.

« Je n’ai pas l’habitude de faire des analyses et je ne suis pas spécialiste mais je voudrais dire franchement que la première fois que j’ai rencontré l’équipe de ViVe avec Blanca Eekhout, j’ai été très surpris par son attitude pour deux raison : premièrement l’indépendance intellectuelle, et deuxièmement la liberté subjective. Pendant les quatre ou cinq ans durant lesquels j’ai travaillé et je me suis battu dans les quartiers défavorisés de Caracas, j’ai remarqué que ces deux éléments étaient extrêmement importants dans la lutte populaire, la culture, l’émancipation et l’éducation du peuple. Naturellement, de nombreuses chaînes jouent encore avec leurs intérêts, leurs séries et ont leur succès. Mais je tiens à dire que la télévision participative est une aventure pure, une aventure culturelle, une aventure populaire qui vaut la peine d’être vécue. Comme on dit : la culture et l’art, c’est ce qui fait vivre. Je souhaite à l’équipe de ViVe et à Blanca Eekhout une belle réussite dans cette aventure populaire et une grande victoire ».



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